Hasard

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Ne pas vouloir mais désirer,
Sombrer.
Le hasard est un choix,
Le destin une résignation,
Aimer.

Esmeralda

 

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Esmeralda espérait à nouveau, étreignant en ses mains une nouvelle brise,
Sentait sous ses pieds vaciller l’assurance d’un souffle qui frémissait sans cesse
Marchait déterminée, médusée, maudissant la myriade de mirages qui mentaient,
Égrénant ses remords, saisissant de nouveau une joie qui se mouvait,
Rejetait ses errements, ses erreurs et empoignait sa vie,
Âme folle d’espérance trop de fois refoulées, refusées.
Lançant dans les airs une lascive liane, une danse libre et folle,
Diurne déchaînement d’un drap qui se déchire,
Aspiré par la vie, par la foi et l’offrande.

Articulations bleutées

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Je me réveille partout à la fois. Je cherche le sens de mes mots comme de ma vie. J’entends des gens parler, parfois. Ils se disent des âneries totalement communes, adaptée dans la littérature des tonneaux de bière. Ce genre d’âneries qui fait de nous ce qu’on est. Des sacs de chair stupides.

Tout est rassurant. Partout. La nouveauté rassure. La routine endort. Je ne crois pas ce que les gens disent. D’aucuns me mettent en garde. Ils sont là, un peu partout. On le voit, on les sent, les ressent. Tout cela est tout de même dérisoire quand on pense à ce que ces mêmes détracteurs se ramassent.

Je sens la vie s’agiter dans chacun des neurones bleus. Pourquoi bleu ?

Bonne question.

Le bleu m’est agréable. Certaines touches. J’aime la lumière. Je la recherche. Tout ce qui est autour n’intéresse que certains sauvages.

Instinct brisé

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Je pensais qu’il était impossible de. De quoi ? De tout. Un rêve est une illusion. Elle est là pour nous rappeler qu’on a jamais ce qu’on veut, qu’on en veut toujours plus, qu’on en a toujours moins.

Des fois, j’ai envie de gueuler. Gueuler contre le monde, contre les autres, contre moi. Je peux pas, alors je gueule contre les clébards du quartier. Je répands ma colère un peu partout, je me calme, et je reprends. Parfois, je crois que je suis libre. Et ensuite, je me réveille.

Insipide harmonie

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Insipide harmonie,
Tristesse euphorique
Exalté extatique

Nos sens endormis
L’esprit assourdi
De terribles mélodies

Qui répètent à l’envie des refrains rances

Pleine lune.

L’alcool brûlant, la musique qui bourdonne,

Les visages tournent, se déplacent,

Les couleurs fugitives aveuglent,

Ne reste que sa main,

Seule sensation qui me rattache à la réalité.

Et je supplie la lune ce soir là,

Puisqu’on est venu lui vouer un culte.

Les limites sont franchies, mais par qui ?

Vent vivace

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Le vent toujours vivace
Ravive et fait vivre,
Fait voler en éclat les vaines incertitudes.

Il déchire le brouillard,
Nous fait apercevoir fugacement
Ce fou feu follet
Qui au feu crépitant confie
Tout son bonheur.

Le vent toujours vivace
Nous fait venir à lui
Et souffle sur nos cœurs
Comme sur les feuilles d’automne.

La sûreté

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Jeu audacieux, dérisoire, enivrant,
Dessiner à l’envie la course de l’enfant,
Quand l’envie d’être brusque s’empare d’un temps errant,
Et qu’il faut respirer la force de l’instant.

Dandinement affolant, naissance, âme épanouissante
La promesse encore se veut, encore se fait pressante
Sa course dans le noir se heurte à l’indolente
Qui elle, attend encore, cultive ses absences

Mais arrive ricanant, imitant sans arrêt
Le bruit régulier qui foule le pavé
Le son de la sûreté, silencieux engouement
Lui qui fait fi du temps, de la course de l’enfant

Vandalisme poétique – Le retour

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Le vandalisme est de retour
Terrifique, insolent dans ses atours
Il crache au visage de la raison
Cherche son chemin, à chaque détour
Chante sa rébellion

À son encontre, sur ses talons
Le teint pâle, le blâme au bout des doigts
S’acquitte de hurlements sourds.

Nous serons rois
L’insolence poussée
À bout de nerf
Dents grinçantes
Coeur gercé

Formons nos lois

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